La Polynésie française a son edelweiss

Des Tiare Apetahi poussent sur l’île de Raiatea, à quelques 800 mètres d’altitude. Des fleurs très rares, au contraire de leur cousin, le tiare – l’emblématique petite fleur blanche du territoire qui fleurit jusque sur ses avions.

Porté à l’oreille, en collier ou en couronne, le Tiare Tahiti est formé de 5 à 8 pétales en corolle. Le genre Apetahi s’organise, lui, en demi-corolle – cinq pétales qui ne poussent que d’un côté. Extrêmement rares, ces petites fleurs poussent seulement sur l’île de Raiatea, tout en haut de son volcan éteint, le Temehani. Seuls deux versants présentent quelques spécimens, sur deux à trois hectares. Et malgré les tentatives des scientifiques de la faire pousser au-delà, l’espèce n’adhère et ne s’épanouit que sur ce site.

Raiateaapetahi
Sa cueillette est interdite, car en plus d’être rare, elle est victime de braconnage et se trouve désormais en voie de disparition.  Il ne resterait en effet que 260 pieds à l’état sauvage contre 3000 en 1995. Depuis deux ans, les cueilleurs encourent près de 8500 euros (un million de Fcfp) d’amende et une peine de prison.

Le Tiare Apetahi (Apetahia raiateensis) est endémique de l’île de Raiatea. Pour l’observer, une seule solution : la marche. Thierry Laroche, l’unique guide professionnel de l’île propose la randonnée Temehani, sur une durée huit heures, qui permet d’accéder au sommet du volcan et de découvrir ces rarissimes edelweiss polynésiennes.

Temehani

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